J'ai participé à l'atelier de Théâtre de l'Opprimé sans vraiment savoir ce que j'allais y apprendre ou même ce que j'allais y faire. Je pensais coordoner un groupe et naïvement j'imaginais que ma mission s'arrêterait là. Il n'en fût rien et quelle chance!

 

Jour après jour, j'ai glissé dans cet univers où il faut tout lâcher, où il faut apprivoiser l'autre mais bien sûr s'apprivoiser d'abord soi-même. S'abandonner les yeux fermés, avancer, l'écoute en alerte. Se mettre à l'écoute de l'autre... J'ai entendu les histoires de vie des uns et des autres, et j'ai appris à partager la mienne. 

 

Je ressors épanouie de cette expérience où j'ai rencontré tant de bienveillance, croisé les destins de ceux que je ne reverrai peut-être plus jamais. Avec eux, j'ai limé des lames contre l'injustice sociale, la discrimination. Avec eux, j'ai construit des images qui livrent la vérité du migrant. J'ai grandi... encore un peu.

 

Merci à Géraldine et à Léa, avec une infinie reconnaissance.

 

Lydie

Des différences culturelles, des menaces, la peur, la honte, la douleur, le mépris, l'indifférence, l'ignorance... Il y a plein de conflits qui ont lieu chaque jour dans notre société et qui sont effacés, oubliés, comme s'ils n'éxistaient pas dans une société que, parfois, on croit parfaite. Il y a toujours des témoins, des citoyens qui ont l'occasion de réagir mais qui ne se sentent pas capables de le faire à ce moment-là, et laissent passer l'opportunité de construire une société plus juste et humaine. 

 

C'est sur tout cela que tente de travailler le Théâtre de l'Opprimé. Des acteurs sur scène qui mettent en évidence des injustices et des spectateurs qui ont l'opportunité de réagir aux oppressions. La conscientisation, la réflexion, l'écoute, l'espoir... Des petits morceaux de nos vies qui sont partagés avec les autres et aussi avec le public pour mettre en évidence que ces conflits font partie d'une société qu'on peut améliorer. Un vrai travail qui essaie de nous rendre plus humains.

 

Gemma

J'ai participé à un très chouette week-end d'initiation au Théâtre de l'Opprimé. Nous avons fait des exercices corporels et de cohésion de groupe pour apprendre à entrer en contact entre nous par le langage non-verbal. Nous avons pu nous lâcher, tester différents modes d'expression théâtrale, ce qui nous a mis à l'aise. Nous avons ensuite formé des sous-groupes. La familiarité et la bienveillance nous ont permis de nous raconter des situations d'oppression que nous avions vécues de près ou de loin, et d'ensuite en choisir une que nous allions jouer devant les autres groupes. 

 

Le deuxième jour nous avons joué les scènes sous forme de théâtre forum où nous étions acteurs ou spect-acteurs. Ce fut riche et ça nous a donné envie de chercher des réponses à plein de questions que nous nous posions sur cette technique. Le temps limité d'un week-end a laissé des questions en suspens mais avec des pistes de réponse intéressantes, à méditer chez nous, à tête reposée... Merci au SCI et aux formatrices pour leur disponibilité et leur professionalisme.

 

Morgane